De Hanoï à Kuala Lumpur, de Kuala Lumpur à Jakarta… de Jakarta à Depok !

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Petit flashback et nouveau plongeon dans le côté scientifique de cette aventure sur mon autre blog : sciencetrotter.wordpress.com ! Mais avant de vous immerger dans une nouvelle problématique de recherche, un petit trajet en "RER" indonésien, ça fait aussi parti du boulot ;)DSCF7614 (1200x797)

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Embarquement immédiat pour une deuxième étape laborantine : l’Indonésie !

A dire vrai, j’avais parié sur la Malaisie pour une deuxième halte scientifique… Mais que serait une belle aventure sans son lot de surprises et de rebondissements ?! Un premier rendez-vous manqué donc avec Kuala Lumpur, mais qui m’aura permis de belles rencontres imprévues à l’Universitas Indonesia grâce à Deni, enseignant-chercheur au département de métallurgie & matériaux de cette université et doctorant dans mon labo de thèse à Toulouse… mais mon dernier mot n’est pas dit sur la Malaisie !

Avant de se replonger au cœur d’un nouveau laboratoire et d’une nouvelle problématique, voici une petite série anecdotique qui vous emmène de Jakarta à Depok, où se trouve l’université (Depok – point géographie – qui est à Jakarta ce que Palaiseau est à Paris ou Labège à Toulouse, bref, le bout du monde, vers le sud !). Certains pourront y retrouver les émotions du RER, comme quoi…

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Mitama matsuri : le bal des lanternes et des kimonos

Ok on rate les cerisiers en fleurs, ok on n’a ni les parterres d’iris ni les érables rougeoyants du Japon, d’accord on a un peu de pluie, des typhons évanescents, on a les moustiques… mais n’empêche, l’été à Tokyo, c’est la fête !! Direction le sanctuaire shinto Yasukuni pour un festival assez grandiose de kimonos et de lanternes vêtu : le Mitama Matsuri ! Les matsuri étant des festivals qui fleurissent un peu partout en ce moment, celui-ci est l’un des plus importants, honorant les esprits défunts. Ce qui n’empêche pas de grignoter toutes sortes de curiosités plus ou moins locales…

Bonne journée / soirée / nuit et à bientôt !

Psychologie de comptoir à tiroirs à typhon. Ainsi font.

H-quelques heures, le vent souffle et les gouttes virevoltent alors que tombe la nuit… Neoguri arrive.

Bon, en réalité pas de quoi s’affoler dans les parages de Tokyo : le super typhon a perdu de sa superbe et est retombé dans la catégorie "tropical storm". Voilà qui lui donnerait presque un petit côté exotique, des airs de pub Ushuaïa qui va simplement nous rafraîchir ! On a quand même eu droit à une douce voix qui résonnait toute la journée dans les labos et couloirs de l’université, que l’on m’aura résumée en "Useless advice! And go home early." Ca c’est noté ! Mais ça ne vient pas troubler le calme ambiant, on est loin de ce qui a soufflé à Okinawa et Tokyo est l’un des coins les plus préservés sur les cartes de trajectoire et de risques de notre cher Neoguri qui prend pourtant un malin plaisir à se promener d’île en île et à visiter tout le Japon !
Mais pour une "gaijin" comme moi, pas encore blasée de la routine typhonienne (voire typhongique), ça donne tout de même un sentiment étrange… Ca fait bien 10 jours qu’on en parle, et c’est assez déroutant l’idée de cette épée de Damoclès qui tombe de manière inéluctable, au ralenti, leeeentement. On parlait d’un typhon qui arriverait sur les côtes sud japonaises en début de semaine. Moi naïvement, lundi, je m’attendais à des bourrasques, un déluge, le début de la fin du monde ! Que nenni, grand ciel bleu et grand soleil ! Ca vous nargue un truc comme ça, et ça vous prend de haut ! Ca avance à tout petits pas, ça vous change son tracé, comme ça, l’air de rien, ça vous laisse en suspense sur le moment où super tyty commencera à fatiguer et à être un peu moins agressif… et toi tu te retrouves là, bêtement, avec l’impuissance d’un saumon qui s’est retrouvé en haut des chutes du Niagara (la fin est proche, oui oui, la métaphore est puissante), que dis-je, c’est même pire que ça : impossible de se débattre, tu n’as qu’à attendre, passivement, que ce kamikaze vent divin * daigne s’abattre sur toi.
Enfin bref tout ça n’est que psychologie de comptoir à tiroirs sans fond, puisqu’ici on ne craint pas grand chose. (enfin normalement) (hein dîtes!) (euh y’a quelqu’un ?!) (à l’aiiiiide !!) Je m’égare…
Je n’ai donc plus qu’à me réconforter avec mon jus de kiwi et mes chips au chocolat en attendant que le vent se lève…

*J’ai appris une nouvelle étymologie cette semaine, je suis toute fière de la recaser, ça fait fille cultivée

PS : je triche un peu, ce sont des photos qui datent d’une dizaine de jours ! Comme quoi, y’a pas qu’les tyty qui font la pluie !

Japon !

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Eh bien voilà un sacré bout de temps que je n’ai pas causé par ici, on dirait bien que le tourbillon de la vie (le fameux qui s’est connu, et qui s’est reconnu et qui s’est r’perdu d’vue, et tout et tout) est cyberophobe… Mais l’été japonais qui s’annonce va me redonner le goût du babillage, j’en ai bien peur ! Une petit balade sur la mini île d’Enoshima pour commencer ?!
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A bientôt !

Hey mister ! Photo !

Indonésie, Jakarta – "Mister ! Hey mister !" Allez ma fille, respire un bon coup, remballe ton amour propre et souris. L’Indonésie ça apprend à contrôler sa susceptibilité ;) Déjà parce que les "étrangers de type caucasien", on nous appelle les bule. Vous m’accorderez que pour un français ça sonne un peu péjoratif quand même ! (mais paraît qu’non…) Et le coup du "mister", la première fois, je suis un peu partie en fusillant le mec du regard, attaquée dans toute ma dignité. Et puis au bout de la cinquantième fois, venant aussi bien des gars du marché, des gamins dans la rue, que d’une hôtesse d’accueil de mon hôtel, j’ai intégré qu’il y avait juste un détail de langage anglais qui n’était pas passé dans la culture collective ! Ce qui m’intrigue toujours quand même : la piste d’un seul et unique terme en indonésien a été écartée, j’en arrive donc à la conclusion que les premiers voyageurs anglophones étaient des hommes misogynes qui, pour se venger d’une gente féminine qui les avait malmenés, ont émis une fatwa contre les mots "miss" ou "m’am" et les ont ainsi bannis du territoire indonésien. (ahum, heureusement que je n’écris pas un article wikipedia, j’aurais peut-être droit à un "manque de références"… :) )

"Hey mister ! Photo !"

Photo ?! Vous avez dit "photo" ?!!
Ne nous emballons pas… nous voilà alors devant deux cas de figures :

1) le cas de figure idéal : le gars (c’est quand même à 99% des gars) veut être pris en photo. (et bien souvent faire le malin devant/avec ses potes/sa famille). Alors moi je ne me fais pas prier, ce n’est pas si évident de savoir comment prendre des gens en photo, du coup s’ils réclament, pas le temps de dire ouf je dégaine !

Illustration de la situation typique, avec une famille rigolote et sympathique croisée près du monument national : le père, qui veut faire le malin, les filles, que ça fait marrer, et la mère, que très probablement ça gonfle mais puisque ça amuse les 3 autres, il n’y a plus qu’à regarder docilement l’appareil, m’enfin faut pas trop tirer sur le sourire non plus !

DSCF7509 (1200x797)Et sinon j’vous dis, c’est assez masculin comme comportement ;)

Et puis, encore mieux, il suffit parfois de se pommer promener dans un petit village pour rencontrer toute une tribu de stars ! DSCF7932 (1200x797) DSCF7941 (1200x797) DSCF7937 (1200x797)

(nan mais allo quoi)

2) 2ème cas de figure, la photo, c’est eux qui veulent la prendre… et oublié le monument national, le joli parc, la mosquée ou la place kitschouille, non non, c’est toi qu’ils veulent dessus. Sérieux ?! Beh oui… Au Viêt Nam ou en Malaisie, ça ne m’est jamais trop arrivée, mais alors en Inde et en Indonésie, dans les endroits "touristiques locaux" (où du coup il doit y avoir pas mal d’ind[onés]iens venant de coins où il n’y a pas beaucoup de tourisme étranger je suppose), c’est incroyable. C’est des fois sympathique, on discute 3 minutes, on plaisante, cool. Souvent amusant, ils arrivent tout timides, comme sur la pointe des pieds, et c’est moi qui me sens toute bête et intimidée. Parfois, agaçant : tu es posée en train de faire un truc, lire un bouquin, tu n’as même pas eu le temps de lever le nez que tu en as déjà un à côté et l’autre en face qui déclenche avec son téléphone… (mais non je ne suis pas une touriste grognon !!) Mais maintenant, j’ai trouvé la parade pour que tout le monde s’y retrouve : ils veulent une photo, d’accord, mais alors moi aussi ! D’abord :)