De Hanoï à Kuala Lumpur, de Kuala Lumpur à Jakarta… de Jakarta à Depok !

Petit flashback et nouveau plongeon dans le côté scientifique de cette aventure sur mon autre blog : sciencetrotter.wordpress.com ! Mais avant de vous immerger dans une nouvelle problématique de recherche, un petit trajet en « RER » indonésien, ça fait aussi parti du boulot ;)DSCF7614 (1200x797)

sciencetrotter

Embarquement immédiat pour une deuxième étape laborantine : l’Indonésie !

A dire vrai, j’avais parié sur la Malaisie pour une deuxième halte scientifique… Mais que serait une belle aventure sans son lot de surprises et de rebondissements ?! Un premier rendez-vous manqué donc avec Kuala Lumpur, mais qui m’aura permis de belles rencontres imprévues à l’Universitas Indonesia grâce à Deni, enseignant-chercheur au département de métallurgie & matériaux de cette université et doctorant dans mon labo de thèse à Toulouse… mais mon dernier mot n’est pas dit sur la Malaisie !

Avant de se replonger au cœur d’un nouveau laboratoire et d’une nouvelle problématique, voici une petite série anecdotique qui vous emmène de Jakarta à Depok, où se trouve l’université (Depok – point géographie – qui est à Jakarta ce que Palaiseau est à Paris ou Labège à Toulouse, bref, le bout du monde, vers le sud !). Certains pourront y retrouver les émotions du RER, comme quoi…

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Hey mister ! Photo !

Indonésie, Jakarta – « Mister ! Hey mister ! » Allez ma fille, respire un bon coup, remballe ton amour propre et souris. L’Indonésie ça apprend à contrôler sa susceptibilité ;) Déjà parce que les « étrangers de type caucasien », on nous appelle les bule. Vous m’accorderez que pour un français ça sonne un peu péjoratif quand même ! (mais paraît qu’non…) Et le coup du « mister », la première fois, je suis un peu partie en fusillant le mec du regard, attaquée dans toute ma dignité. Et puis au bout de la cinquantième fois, venant aussi bien des gars du marché, des gamins dans la rue, que d’une hôtesse d’accueil de mon hôtel, j’ai intégré qu’il y avait juste un détail de langage anglais qui n’était pas passé dans la culture collective ! Ce qui m’intrigue toujours quand même : la piste d’un seul et unique terme en indonésien a été écartée, j’en arrive donc à la conclusion que les premiers voyageurs anglophones étaient des hommes misogynes qui, pour se venger d’une gente féminine qui les avait malmenés, ont émis une fatwa contre les mots « miss » ou « m’am » et les ont ainsi bannis du territoire indonésien. (ahum, heureusement que je n’écris pas un article wikipedia, j’aurais peut-être droit à un « manque de références »… :) )

« Hey mister ! Photo ! »

Photo ?! Vous avez dit « photo » ?!!
Ne nous emballons pas… nous voilà alors devant deux cas de figures :

1) le cas de figure idéal : le gars (c’est quand même à 99% des gars) veut être pris en photo. (et bien souvent faire le malin devant/avec ses potes/sa famille). Alors moi je ne me fais pas prier, ce n’est pas si évident de savoir comment prendre des gens en photo, du coup s’ils réclament, pas le temps de dire ouf je dégaine !

Illustration de la situation typique, avec une famille rigolote et sympathique croisée près du monument national : le père, qui veut faire le malin, les filles, que ça fait marrer, et la mère, que très probablement ça gonfle mais puisque ça amuse les 3 autres, il n’y a plus qu’à regarder docilement l’appareil, m’enfin faut pas trop tirer sur le sourire non plus !

DSCF7509 (1200x797)Et sinon j’vous dis, c’est assez masculin comme comportement ;)

Et puis, encore mieux, il suffit parfois de se pommer promener dans un petit village pour rencontrer toute une tribu de stars ! DSCF7932 (1200x797) DSCF7941 (1200x797) DSCF7937 (1200x797)

(nan mais allo quoi)

2) 2ème cas de figure, la photo, c’est eux qui veulent la prendre… et oublié le monument national, le joli parc, la mosquée ou la place kitschouille, non non, c’est toi qu’ils veulent dessus. Sérieux ?! Beh oui… Au Viêt Nam ou en Malaisie, ça ne m’est jamais trop arrivée, mais alors en Inde et en Indonésie, dans les endroits « touristiques locaux » (où du coup il doit y avoir pas mal d’ind[onés]iens venant de coins où il n’y a pas beaucoup de tourisme étranger je suppose), c’est incroyable. C’est des fois sympathique, on discute 3 minutes, on plaisante, cool. Souvent amusant, ils arrivent tout timides, comme sur la pointe des pieds, et c’est moi qui me sens toute bête et intimidée. Parfois, agaçant : tu es posée en train de faire un truc, lire un bouquin, tu n’as même pas eu le temps de lever le nez que tu en as déjà un à côté et l’autre en face qui déclenche avec son téléphone… (mais non je ne suis pas une touriste grognon !!) Mais maintenant, j’ai trouvé la parade pour que tout le monde s’y retrouve : ils veulent une photo, d’accord, mais alors moi aussi ! D’abord :)

 

Mosquée Istiqlal : au cœur d’une prière

Jakarta, Indonésie – Il n’est pas forcément facile d’identifier les coins à visiter à Jakarta. Alors quand on m’a parlé d’une grande mosquée près de mon hôtel, hop hop hop ni une ni deux, c’était parti. Samedi, autour de midi. Bon déjà je n’étais pas trop sure de pouvoir entrer, je suis passée une première fois à côté d’une grille fermée, j’ai avancé un peu, je suis revenue sur mes pas… et puis un homme m’a fait signe de rentrer. Me voilà donc dans un première enceinte, je m’approche un peu plus de cette mosquée, dont je suis un peu déçue dans l’abord : l’architecture n’a quand même pas un charme fou… Je n’en ai même pas de photo, c’est vous dire !! ;) Je croise un touriste russe, qui a l’air encore plus pommé que moi (héhé), et puis des gens nous font signe d’entrer, en nous déchaussant, dans la mosquée même. Pas le temps de dire ouf qu’un homme nous prend en charge, dans le grand hall, nous conduit vers une petite pièce pour déposer nos chaussures, moi me vêtir d’une sorte de grande manteau violet (mais par ailleurs, à ma grande surprise, rien pour me couvrir la tête, contrairement à d’habitude…), et ensuite il nous briefe : on ne peut pas s’arrêter au 1er étage principal, il faut directement aller au 2e. Ok, ok, je ne sais pas où on va mais allons-y !

Grimpons les marches… 1er étage… On ne s’arrête pas.DSCF7839 (1200x797)

2ème étage. Et nous voilà sur une sorte de balcon intérieur, derrière une armée de fantômes qui nous tournent le dos…

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Des femmes, vêtues d’un vêtement de prière qui ne laisse entrevoir que le visage. Des hommes, d’un autre côté, respectant le même ordre rigoureux. Et tous répètent des mouvements de prosternation synchronisés à la voix d’un seul homme.    Et puis cet homme entonne une phrase qui voudrait dire, si mes souvenirs sont bons, qu’Allah est le seul et l’unique. Tout le monde suit pendant de longues minutes, les hommes se dandinant presque, assis en tailleur, comme dans un transe qui s’amplifie et qui s’accélère… vertigineux !

Je suis quand même très étonnée qu’ils nous laissent rentrer pendant les prières. J’ai essayé de me faire toute petite, mais c’était hypnotisant, je n’ai pas pur résister à quelques photos…

Bon week-end à vous !

Depok market

Bon, il faut bien se rendre à l’évidence, je n’arriverai pas à suivre un rythme chronologique : il a encore un tas de choses du Viêt Nam que j’aimerais vous partager, et pourtant j’ai depuis passé une semaine en Malaisie, 2 semaines en Indonésie, je retourne la semaine prochaine en Malaisie avant d’aller me poser (ouf!) en fin de semaine en Inde pour 1 mois… Donc tant pis pour la logique, je quitte le Viêt Nam pour l’Indonésie ! Mais j’y reviendrai…

Depok, un peu au sud de Jakarta, Indonésie – Le marché de Depok est mon petit train train quotidien. Il a dû durer en tout et pour tout 5 jours, mais mais vu comme je sautille de branche en branche ces derniers temps, je m’accroche rapidement à ce qui ressemble de près ou de loin à une rassurante routine. De l’hôtel à la gare, où je prends le train direction l’université, ce quart d’heure à traverser les étales colorées (en me gavant de rambutans achetés à l’entrée) ça donne une petite bouffée d’authenticité indonésienne qui me plaît bien !
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Notez que mon hôtel, c’est le gros building à droite sur la dernière photo. Alors d’accord c’est cool, parce qu’au 27ème étage on a une sacré vue sur ce qui nous entoure, et – ça tombe bien – à Depok ce ne sont pas encore trop des buildings… Mais j’ai comme qui dirait le sentiment que ça ne va pas durer et que tout ça est un peu en voie de disparition, alors s’il vous plaît, rajoutez les petits marchés traditionnels à la liste des causes à défendre, entre les ours polaires et l’anti-chalutage profond !