Doux Doubs 2.0

Deuxième épisode de notre Doubs d’hiver, entre soleil et glace ! Un lac gelé, un caverne d’Ali Baba (bon un ancien fort… presque pareil !) de dizaines de milliers de meules de comté (aaaaah ♥♥♥) (bonus spécial pour l’homme qui tapotait & goûtait les comtés, et y trouvait des notes d’artichaut, de chocolat blanc et de croûte de pain = meilleur métier du monde !!), une charcuterie nommée brési, de l’anisette qui coule à flots au milieu de forêts enchantées où l’eau devient cristal (suivez les cristaux par ici ^^), accessoirement quelques potes ;) voilà de quoi assurer une transition 2016-2017 en douceur !

 

Le plus bel endroit du monde est Bani !

Bon, ou l’un des 3.286.729 plus beaux endroits du monde peut-être. Mais en tout cas, à l’instant t, ce 25 décembre dernier, l’endroit était parfait ! Quelque part au sud de la République Dominicaine, un lac en dégradé de bleus finissant sur des roches, une petite cabane abandonnée où le vent s’engouffre, des collines de cristaux blancs salés en échos aux montagnes, des mangues le long des chemins… et puis un peu plus loin, nous voilà perdus au milieu des dunes brûlantes d’un petit morceau de désert ! L’étrange Noël de Miss Jack quoi ;)

De Hanoï à Kuala Lumpur, de Kuala Lumpur à Jakarta… de Jakarta à Depok !

Petit flashback et nouveau plongeon dans le côté scientifique de cette aventure sur mon autre blog : sciencetrotter.wordpress.com ! Mais avant de vous immerger dans une nouvelle problématique de recherche, un petit trajet en « RER » indonésien, ça fait aussi parti du boulot ;)DSCF7614 (1200x797)

sciencetrotter

Embarquement immédiat pour une deuxième étape laborantine : l’Indonésie !

A dire vrai, j’avais parié sur la Malaisie pour une deuxième halte scientifique… Mais que serait une belle aventure sans son lot de surprises et de rebondissements ?! Un premier rendez-vous manqué donc avec Kuala Lumpur, mais qui m’aura permis de belles rencontres imprévues à l’Universitas Indonesia grâce à Deni, enseignant-chercheur au département de métallurgie & matériaux de cette université et doctorant dans mon labo de thèse à Toulouse… mais mon dernier mot n’est pas dit sur la Malaisie !

Avant de se replonger au cœur d’un nouveau laboratoire et d’une nouvelle problématique, voici une petite série anecdotique qui vous emmène de Jakarta à Depok, où se trouve l’université (Depok – point géographie – qui est à Jakarta ce que Palaiseau est à Paris ou Labège à Toulouse, bref, le bout du monde, vers le sud !). Certains pourront y retrouver les émotions du RER, comme quoi…

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Mitama matsuri : le bal des lanternes et des kimonos

Ok on rate les cerisiers en fleurs, ok on n’a ni les parterres d’iris ni les érables rougeoyants du Japon, d’accord on a un peu de pluie, des typhons évanescents, on a les moustiques… mais n’empêche, l’été à Tokyo, c’est la fête !! Direction le sanctuaire shinto Yasukuni pour un festival assez grandiose de kimonos et de lanternes vêtu : le Mitama Matsuri ! Les matsuri étant des festivals qui fleurissent un peu partout en ce moment, celui-ci est l’un des plus importants, honorant les esprits défunts. Ce qui n’empêche pas de grignoter toutes sortes de curiosités plus ou moins locales…

Bonne journée / soirée / nuit et à bientôt !

Psychologie de comptoir à tiroirs à typhon. Ainsi font.

H-quelques heures, le vent souffle et les gouttes virevoltent alors que tombe la nuit… Neoguri arrive.

Bon, en réalité pas de quoi s’affoler dans les parages de Tokyo : le super typhon a perdu de sa superbe et est retombé dans la catégorie « tropical storm ». Voilà qui lui donnerait presque un petit côté exotique, des airs de pub Ushuaïa qui va simplement nous rafraîchir ! On a quand même eu droit à une douce voix qui résonnait toute la journée dans les labos et couloirs de l’université, que l’on m’aura résumée en « Useless advice! And go home early. » Ca c’est noté ! Mais ça ne vient pas troubler le calme ambiant, on est loin de ce qui a soufflé à Okinawa et Tokyo est l’un des coins les plus préservés sur les cartes de trajectoire et de risques de notre cher Neoguri qui prend pourtant un malin plaisir à se promener d’île en île et à visiter tout le Japon !
Mais pour une « gaijin » comme moi, pas encore blasée de la routine typhonienne (voire typhongique), ça donne tout de même un sentiment étrange… Ca fait bien 10 jours qu’on en parle, et c’est assez déroutant l’idée de cette épée de Damoclès qui tombe de manière inéluctable, au ralenti, leeeentement. On parlait d’un typhon qui arriverait sur les côtes sud japonaises en début de semaine. Moi naïvement, lundi, je m’attendais à des bourrasques, un déluge, le début de la fin du monde ! Que nenni, grand ciel bleu et grand soleil ! Ca vous nargue un truc comme ça, et ça vous prend de haut ! Ca avance à tout petits pas, ça vous change son tracé, comme ça, l’air de rien, ça vous laisse en suspense sur le moment où super tyty commencera à fatiguer et à être un peu moins agressif… et toi tu te retrouves là, bêtement, avec l’impuissance d’un saumon qui s’est retrouvé en haut des chutes du Niagara (la fin est proche, oui oui, la métaphore est puissante), que dis-je, c’est même pire que ça : impossible de se débattre, tu n’as qu’à attendre, passivement, que ce kamikaze vent divin * daigne s’abattre sur toi.
Enfin bref tout ça n’est que psychologie de comptoir à tiroirs sans fond, puisqu’ici on ne craint pas grand chose. (enfin normalement) (hein dîtes!) (euh y’a quelqu’un ?!) (à l’aiiiiide !!) Je m’égare…
Je n’ai donc plus qu’à me réconforter avec mon jus de kiwi et mes chips au chocolat en attendant que le vent se lève…

*J’ai appris une nouvelle étymologie cette semaine, je suis toute fière de la recaser, ça fait fille cultivée

PS : je triche un peu, ce sont des photos qui datent d’une dizaine de jours ! Comme quoi, y’a pas qu’les tyty qui font la pluie !