The pacific Atlantic blue

On va pas se mentir, ça inquiète cette Madame Irma qui tourbillonne au-dessus d’un paquet d’îles et de têtes… Moi qui me replongeais avec délectation dans les photos de la République Dominicaine d’il y a ma foi déjà presque 2 ans en attendant qu’on s’y renvole bien vite, voilà que je retombe sur un des tableaux les plus époustouflants qu’il m’ait été donné de survoler pendant notre vol de retour, quelque part entre Santo Domingo et notre escale à Miami (donc probablement d’après google map entre les Bahamas et les îles Turks et Caïques?!!). Pourvu juste que le vent se calme et que l’atlantique redevienne pacifique…

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Psychologie de comptoir à tiroirs à typhon. Ainsi font.

H-quelques heures, le vent souffle et les gouttes virevoltent alors que tombe la nuit… Neoguri arrive.

Bon, en réalité pas de quoi s’affoler dans les parages de Tokyo : le super typhon a perdu de sa superbe et est retombé dans la catégorie « tropical storm ». Voilà qui lui donnerait presque un petit côté exotique, des airs de pub Ushuaïa qui va simplement nous rafraîchir ! On a quand même eu droit à une douce voix qui résonnait toute la journée dans les labos et couloirs de l’université, que l’on m’aura résumée en « Useless advice! And go home early. » Ca c’est noté ! Mais ça ne vient pas troubler le calme ambiant, on est loin de ce qui a soufflé à Okinawa et Tokyo est l’un des coins les plus préservés sur les cartes de trajectoire et de risques de notre cher Neoguri qui prend pourtant un malin plaisir à se promener d’île en île et à visiter tout le Japon !
Mais pour une « gaijin » comme moi, pas encore blasée de la routine typhonienne (voire typhongique), ça donne tout de même un sentiment étrange… Ca fait bien 10 jours qu’on en parle, et c’est assez déroutant l’idée de cette épée de Damoclès qui tombe de manière inéluctable, au ralenti, leeeentement. On parlait d’un typhon qui arriverait sur les côtes sud japonaises en début de semaine. Moi naïvement, lundi, je m’attendais à des bourrasques, un déluge, le début de la fin du monde ! Que nenni, grand ciel bleu et grand soleil ! Ca vous nargue un truc comme ça, et ça vous prend de haut ! Ca avance à tout petits pas, ça vous change son tracé, comme ça, l’air de rien, ça vous laisse en suspense sur le moment où super tyty commencera à fatiguer et à être un peu moins agressif… et toi tu te retrouves là, bêtement, avec l’impuissance d’un saumon qui s’est retrouvé en haut des chutes du Niagara (la fin est proche, oui oui, la métaphore est puissante), que dis-je, c’est même pire que ça : impossible de se débattre, tu n’as qu’à attendre, passivement, que ce kamikaze vent divin * daigne s’abattre sur toi.
Enfin bref tout ça n’est que psychologie de comptoir à tiroirs sans fond, puisqu’ici on ne craint pas grand chose. (enfin normalement) (hein dîtes!) (euh y’a quelqu’un ?!) (à l’aiiiiide !!) Je m’égare…
Je n’ai donc plus qu’à me réconforter avec mon jus de kiwi et mes chips au chocolat en attendant que le vent se lève…

*J’ai appris une nouvelle étymologie cette semaine, je suis toute fière de la recaser, ça fait fille cultivée

PS : je triche un peu, ce sont des photos qui datent d’une dizaine de jours ! Comme quoi, y’a pas qu’les tyty qui font la pluie !

Baie d’Hạ Long

Au début, il faut avouer, j’étais un peu bougon. Je rentrais de SaPa par un train de nuit – ma foi fort confortable – arrivé à 4h du mat’ au lieu du 5h annoncé par la fille de l’agence. C’est bin la première fois que j’étais irritée d’un train en avance. Une course en motorbike dans la fraîcheur matinale pour rejoindre mon hôtel de la 1ère semaine, je somnole ensuite tant bien que mal sur une table du hall d’entrée. 8h tapante, j’étais au rendez-vous pour l’aventure suivante : un mini bus qui allait m’emmener dans la baie d’Hạ Long. Sauf que cette fois-ci, j’ai eu 45 min pour me demander si j’allais vraiment voir la mer. Mais le minibus point le bout de son nez, et c’est parti pour 3-4h de route (et ce pour seulement 160 km). Mais voilà qu’au bout de 2h, on nous arrête dans une sorte de station à touristes, 2 ou 3 hangars identiques où des jeunes demoiselles s’attellent à tisser des for-mi-dables (foooormidables…) reproductions de faux couchers de soleil parmi tout un tas d’autres babio… oeuvres d’art, 4 fois plus chères que n’importe où ailleurs, même sans négociation… Bref, une bonne demi heure plus tard, nous voilà repartis, mon siège toujours trop vertical pour pouvoir espérer piquer un petit somme. Et puis on y arrive : la mer. Un littoral sans charme, un hall qui ressemble à un départ de ferry, des centaines de touristes. Et une bonne envie de faire demi-tour.

Un petit bateau nous emmène vers notre résidence flottante des prochaines 24h, qui a une bonne tête : pas trop grand, fait de bois peint en blanc, orné de têtes de dragons… bienvenue à bord de la Papaya cruise ! Nous sommes une bonne douzaine: une jeune famille chinois, des couples tchèque, suédois, viêtnamien, des potes malaisiens… une troupe plutôt sympathique ! Et nous prenons le large…

Et voilà que peu à peu, dans la brume, les rochers se dessinent. Majestueux.DSCF6623 (1200x797)

Hạ Long, ça signifie « la descente du dragon ». Parce qu’il y a fort fort longtemps, alors que le pays était envahi par la mer, un dragon a volé à leur secours, craché des pierres, ce qui a fait couler la flotte des ennemis, d’où ce paysage légendaire…

Second star to the right, and straight on till morning, je crois qu’on y est !
DSCF6506 (1200x797)DSCF6573 (1200x797) DSCF6571 (1200x797) DSCF6576 (1200x797) DSCF6582 (1200x797)

Et en bonus, un rocher vu de l’intérieur !DSCF6519 (1200x797)DSCF6542 (1200x797)Bonne journée à vous !

– en direct de Kuala Lumpur, parce que oui, je suis un peu à la bourre dans mes bavardages…